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Emmanuelle Polack

Chercheurs de mémoire en quête des biens spoliés – France Inter

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La déportation méthodique des juifs de France pendant la seconde guerre mondiale, s’est évidemment accompagnée du pillage systématique de tous leurs biens, notamment culturels. Cette spoliation s’appuyait à partir de 1941 sur une base légale du droit français.

On estime à 100 000 le nombre d’œuvres d’art volées envoyées en Allemagne.  Environ 2 000 n’ont pas encore retrouvé leurs propriétaires. Les chiffres sont encore plus incertains pour les livres, volés par millions ou les instruments de musiques, par dizaines de milliers.

Rendre ces objets, c’est bien sûr faire œuvre de justice, mais aussi de mémoire, afin que les familles des disparus puissent connaitre toute leur histoire. Des historiens, des avocats, des généalogistes s’impliquent dans cette quête. Et il y a deux ans, la France a relancé sa politique de  restitution. Une Mission de recherche et de restitution des biens culturels spoliés entre 1933 et 1945 a été créée. 

Voir sur France Inter : https://www.franceinter.fr/emissions/interception/interception-28-mars-2021

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Emmanuelle POLACK, l’Indiana Jones des tableaux spoliés en mission au Louvre

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Il y a un an, Emmanuelle Polack, historienne de l’art, spécialiste du marché de l’art sous l’Occupation était missionnée par le Louvre pour vérifier la provenance des achats effectués par le musée entre 1933 et 1945. Elle est l’invitée du 64 Minutes de TV5 Monde.

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Rends les œuvres ! La spoliation d’œuvres d’art par le régime nazi

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Dès l’été 1940, l’occupant allemand, avec la collaboration du gouvernement du maréchal Pétain, organise le pillage du patrimoine artistique détenu par les Juifs. Aujourd’hui, après des enquêtes fastidieuses, quelques-unes de ces œuvres retrouvent les familles de leur propriétaire d’origine.

Le maréchal allemand von Rundstedt, commandant des forces allemandes en France, visite le musée du Louvre accompagné du conservateur du musée. Paris octobre 1940. (Photo : Universal History Archive).
Le maréchal allemand von Rundstedt, commandant des forces allemandes en France, visite le musée du Louvre accompagné du conservateur du musée. Paris octobre 1940. (Photo : Universal History Archive).• Crédits : Getty

La spoliation des œuvres d’art pendant l’Occupation : pendant la guerre, les affaires du marché de l’art continuent. Des collectionneurs collectionnent, des peintres peignent, des marchands commercent, et l’occupant pille. Dans le même temps, d’autres peintres, collectionneurs, marchands d’arts sont persécutés et spoliés. Où en sommes-nous aujourd’hui de la question des restitutions ? Xavier Mauduit

Durant l’Occupation, 100 000 œuvres d’art sont transférées de la France vers l’Allemagne. Ces pillages sont le fruit d’une véritable entreprise de spoliation mise en place par les nazis avec la collaboration du régime de Vichy. Après avoir entrepris une purification de l’art allemand, Hitler a l’ambition de créer un grand musée grâce aux œuvres aryennes confisquées dans les pays occupés. Puisque les œuvres des musées ont été mises en sécurité, les nazis pillent les collections d’art privées, principalement celles de familles juives. Si une grande partie des œuvres sont revenues en France à la Libération, plusieurs milliers d’entre elles restent encore introuvables.  

Comment se sont organisées les spoliations d’œuvres d’art sous l’Occupation ? Dans quelle mesure la persécution et la déportation des juifs va aussi bénéficier à certains professionnels du marché de l’art ? Qui était Rose Valland, témoin clé des pillages d’œuvres d’art ? Et comment favoriser la restitution de ces œuvres ?

Avec Emmanuelle Polack, docteure en histoire de l’art, elle se bat en faveur des restitutions d’œuvres d’art spoliées pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle est chargée par le musée du Louvre d’enquêter sur les œuvres acquises entre 1933 et 1945. Elle est notamment l’autrice de Le marché de l’art sous l’Occupation 1940-1944 (Tallandier, 2019) et coautrice avec Philippe Dagen des Carnets de Rose Valland le pillage des collections privées d’œuvres d’art en France durant la Seconde Guerre mondiale (Fage Éditions, 2019). https://73df3971651babc8dc6a01ed5cfab424.safeframe.googlesyndication.com/safeframe/1-0-37/html/container.html

Avec nous également, Valérie Hannin, directrice de la rédaction de L’Histoire qui vient nous présenter le numéro de mars 2021 pour lequel Emmanuelle Polack a rédigé l’article “Les inaugurations au Musée d’Art moderne”. 

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Journée de la recherche au musée du Louvre le 16 décembre 2020

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AUDITORIUM DU LOUVRE – 16 décembre 2020

Les études sur Les provenances et L’apport des archives et de la documentation

10 h – Mot de bienvenue : Salvatore Settis, président du conseil scientifique

Les acquisitions du Louvre de 1933 à 1945
Animateurs de la table ronde :
Bénédicte Savoy (Université TU Berlin et Collège de France) et Yannick Lintz (département des arts de l’Islam)

10 h 10 – Problématique de la table ronde : Yannick Lintz

10 h 20 – L’exposition « Musées nationaux. Nouvelles acquisitions, 2 septembre 1939 – 2 septembre 1945» : Emmanuelle Polack (chercheur associé, direction de la Recherche et des Collections)

10 h 35 – Recherches sur les provenances des biens acquis pendant la guerre et les MNR : Gwenaëlle Fellinger (département des Arts de l’Islam), Vincent Delieuvin et Béatrice Lauwick (département des Peintures), Hélène Meyer (département des Arts graphiques)

11 h 15 – Ouverture du débat : Bénédicte Savoy

11h30 – 12h30 : Débat
contexte de découverte / contexte de création
Animateurs de la table ronde : Stéphane Verger (EPHE et Museo Nazionale Romano) et Sophie Jugie (département des Sculptures)

14 h – Problématique de la table ronde : Sophie Jugie

Contexte de découverte sites archéologiques

14 h 10 – Le corpus des stèles puniques du musée du Louvre, questions de provenance(s) : Hélène Le Meaux (département des Antiquités orientales)

14 h 25 – Quel contexte ? Les sculptures de Gabies au Louvre entre collectionnisme et archéologie : Martin Szewczyk (département des Antiquités grecques, étrusques et romaines)

14 h 40 – Les documents Mariette du Sérapéum : Élisabeth David (département des Antiquités égyptiennes)

14 h 55 – Archéologie du Louvre et de son quartier, sources et ressources : Vivien Richard (service de l’Histoire du Louvre)

Contexte de création les foyers artistiques

15 h 10 – Recherche sur les textiles de l’ordre du Saint-Esprit :
Anne Labourdette (département des Objets d’art)

15 h 25 – La recherche au sein du « Répertoire des sculptures allemandes des musées de France (bois et bois polychromé, vers 1450-1530) », identifier et étudier les œuvres originaires de Bâle, l’un des principaux centres artistiques du Rhin supérieur : Laurence Brosse (département des Sculptures) et Sophie Guillot de Suduiraut (INHA)

15 h 40 – L’atelier du peintre Jean Changenet à Avignon (1484-1494) à travers les sources écrites : Sophie Caron (département des Peintures)

15 h 55 – Le dernier atelier de Delacroix, lieu de création devenu musée : Claire Bessède (musée national Eugène-Delacroix)

16 h 10 – Ouverture du débat : Stéphane Verger

16 h 25-17 h 25 – Débat

17 h 25 – Conclusion : Jean-Luc Martinez, président-directeur

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Spoliation des biens culturels juifs : une trop lente réparation

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Des milliers de Juifs ont été spoliés de leurs biens sous l’Occupation. Parmi ces biens, de nombreuses œuvres d’art qui ont parfois intégré des musées par la suite. Aujourd’hui, de nombreuses familles demandent leur restitution. Une procédure longue et dont le succès est incertain.

La Cour d’appel de Paris a ordonné ce mercredi 30 septembre la restitution des trois oeuvres de Derain à la famille Gimpel. L’Etat ainsi que la ville de Marseille représentant les musées de Troyes et Cantini ne vont pas se pourvoir en cassation. La Cour a reconnu que ces tableaux avaient été spoliés et qu’eu égard aux conditions dans lesquelles René Gimpel a été contraint de s’en séparer, les ventes auxquelles il a procédé pendant l’Occupation sont des ventes forcées au regard de l’ordonnance du 21 avril 1945. Cette décision est un “soulagement” pour Claire Gimpel et met fin à sept ans de procédures.

La bataille a débuté en 2013 pour Claire Gimpel. La petite-fille du marchand d’art René Gimpel devrait enfin connaître la réponse de la justice d’ici quelques jours, le 30 septembre. La cour d’appel de Paris rendra sa décision sur le sort de trois tableaux de Derain ayant appartenu à son grand-père et spoliés sous l’Occupation.

“Mon grand-père reprend les affaires de son père lorsqu’il a 24 ans et les développe. Il ouvre une galerie à Londres en plus de celles de la place Vendôme et de New-York, détaille Claire Gimpel. Mais la guerre change tout ! En 1940, il décide de partir dans le sud à Marseille. Il va participer à la création d’un réseau de résistance, Azur Transports, mais il n’abandonne pas ses affaires. Il est contraint de vendre dans de mauvaises conditions car il est sous le coup des lois de Vichy. Il sera finalement arrêté en mai 1944 et il mourra à Neuengamme en janvier 1945.”

Un travail titanesque pour retracer le parcours des œuvres

En quittant Paris, René Gimpel laisse des malles de tableaux en gage à des transporteurs d’œuvres d’art. Au total, 87 caisses sont volées par les Allemands : “Ils savaient très bien ce qu’ils cherchaient, explique Claire Gimpel. Ils traquaient dans la France entière, ils avaient des listes, des noms, des adresses. Ce n’est pas du pillage, c’est totalement organisé et structuré.” 

La malle à tableaux de René Gimpel
La malle à tableaux de René Gimpel• Crédits : Maxime Fayolle – Radio France

Parmi les tableaux volés, on retrouve plusieurs tableaux de Derain. Trois sont aujourd’hui dans les musées de Troyes et Cantini de Marseille. “Avant d’être à Marseille, l’un des tableaux appartenait à un monsieur qui s’appelait Augustin Terrain et il écrit que le tableau est dans sa famille depuis 1943. Donc acheté pendant que les lois de Vichy sont en vigueur. Ca peut donc être considéré comme une vente forcée.” Il faut alors retracer le parcours de ces œuvres à travers les archives de René Gimpel, ses courriers : “un travail titanesque” selon sa petite-fille. 

On ne va pas trouver de facture car mon grand-père étant juif, il est interdit de vendre. Mais il tenait un registre, un livre d’inventaire. Il rajoute une colonne observation pendant la guerre afin de savoir où se trouve chaque tableau. A la fin du livre, il écrit “quand j’écris la mention rendu à son propriétaire, cela signifie que l’objet ne m’appartient plus ou ne m’a jamais appartenu”. C’est un code ! Quand il rend un tableau à son propriétaire, il indique son nom. Quand il n’y a pas de nom, c’est que le tableau a été vendu. Il ne peut pas l’écrire noir sur blanc car si ce livre tombe entre les mains des allemands, il sera arrêté pour avoir fait des ventes.

Claire Gimpel
Claire Gimpel• Crédits : Maxime Fayolle – Radio France

Malgré nos demandes, le musée Cantini de Marseille et les musées de France (pour le musée national de Troyes) n’ont pas souhaité répondre à nos questions. En première instance, en août 2019, la famille Gimpel a été déboutée de sa demande de restitution. La décision d’appel sera rendue le 30 septembre. Cette affaire illustre la difficulté des procédures de restitution et dévoile un marché de l’art dont beaucoup ont profité sous l’Occupation.

Le marché de l’art sous l’Occupation

L’art est un domaine important du projet nazi, il est même au cœur de la politique du national socialisme selon Emmanuelle Polack, docteure en histoire de l’art, auteure du livre “Le Marché de l’art sous l’Occupation” : “Cela tient en partie à la personnalité d’Hitler qui a raté deux fois les Beaux Arts à Vienne. Les Allemands entrent à Paris en juin 1940, une semaine après il y a des repérages des officiers allemands qui vont lister les œuvres, apposer des scellés chez les grands collectionneurs et piller les tableaux. Le but c’est que les plus belles pièces viennent orner le musée de Litz voulu par Hitler.”

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Rose Valland, la Résistante du Jeu de Paume

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La fiction de Marjorie Philibert, réalisée par Sophie Aude Picon, raconte l’histoire de Rose Valland, conservatrice de musée, qui joua un rôle essentiel contre les prédateurs d’art nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Stéphanie Duncan reçoit Emmanuelle Polack, historienne d’art, spécialiste de cette période.

Elle était discrète, une allure dirait-on de vieille fille, de bas bleus, avec son petit chignon et sa longue jupe. Mais le 1er novembre 1940, lorsqu’ils prennent bruyamment possession du Jeu de Paume, les nazis auraient dû se méfier. Derrière ses petites lunettes rondes, la conservatrice du musée, Rose Valland, cachait un sens de la justice et un courage exceptionnels.

Du courage, il lui en a fallu. Alors que les nazis entreposent au Jeu de Paume les œuvres d’art volés à des Juifs, Rose Valland ne peut empêcher les marchandages de Goering, ni le transport des œuvres vers l’Allemagne. 

L’invitée

Notre invitée est Emmanuelle Polack, historienne de l’art spécialiste du marché de l’art sous l’Occupation. Commissaire de l’exposition, Rose Valland sur le front de l’art, au Centre d’histoire de la Résistance et de la Déportation à Lyon (2009).

Auteur du livre Le marché de l’art sous l’Occupation (éd. Tallandier). Un documentaire est en cours de tournage d’après ce livre réalisé par Vasili Silovic (coproduction Arte / Tallandier / Elda Productions). Elle a également publié, avec Philippe Dagen, Les Carnets de Rose Valland (Fage éditions). 

À lire aussi, de Rose Valland, le Front de l’art,  paru chez Plon en 1961, ses souvenirs réédités en 2014 par la Réunion des Musées nationaux.  Rose Valland, une vie à l’oeuvre, d’Ophélie Jouan (édité par le Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère, 2019).
Et la bande dessinée de Catel et E. Polack, Rose Valland : Capitaine Beaux-Arts (éd. Dupuis).

L’exposition

A VOIR : l’exposition « Rose Valland. En quête de l’art spolié ». Présentée au printemps dernier au musée Dauphinois de Grenoble, cette exposition débutera son itinérance le 18 septembre prochain : à la médiathèque de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs, sa commune de naissance; et en Allemagne, au musée de Schorfheide, près de Berlin. 

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