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Emmanuelle Polack

Art Looted by Nazis Gets a New Space at the Louvre. But Is It Really Home?

Posted in Histoire du Patrimoine, Revue de Presse

Extrait de l’article d’Aurélien Breeden du 08/02/2018 que vous pouvez retrouver dans son intégralité sous le lien suivant : https://www.nytimes.com/2018/02/08/world/europe/louvre-nazi-looted-art.html

Emmanuelle Polack, an art historian who did her doctoral thesis on the Parisian art market under Nazi occupation, noted that the explanatory text in the exhibition rooms did not say that most of the looted artwork belonged to Jewish families.

Nor do the plaques beneath the paintings explain where and how each one was found in Germany, like the 19th-century portrait of two sisters by Jacques Augustin Pajou that was taken by the Nazi regime’s foreign minister, Joachim von Ribbentrop.

Mr. Allard, the Louvre curator, acknowledged that the plaques and an existing sign were “insufficient,” but said the museum planned to put up a larger banner at the entrance to the rooms. He also said the Louvre would look into ways of encouraging visitors to use their smartphones to search the Rose-Valland database.

Still, Ms. Polack said the Louvre had missed an opportunity to create an interactive or educational space that visitors might seek out, rather than accidentally stumble on it while in search of the “Mona Lisa.”

“What is interesting is their history, the fact that they belonged to people, that they were taken to Germany and then returned,” Ms. Polack said of the paintings. Their special interest, she added, is not in their aesthetic qualities.

“They are removed from their historical context, and so you can’t understand the enduring necessity of returning them,” she said. “They were witness to a story — tell us that story!””

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L’art, butin de guerre : un cas concret de spoliation

Posted in Revue de Presse

L’historienne d’art Emmanuelle Polack relate l’une des principales ventes spoliatrices effectuées en France durant la seconde guerre mondiale, celle de la collection d’Armand Isaac Dorville.   En savoir plus sur : http://www.lemonde.fr/festival/article/2017/08/17/l-art-butin-de-guerre-un-cas-concret-de-spoliation_5173394_4415198.html

“Une simple étiquette apposée au revers d’un tableau découvert en février 2012 à Munich va-t-elle, enfin, ­permettre de faire toute la lumière sur l’une des principales ventes spoliatrices effectuées en France durant la seconde guerre mondiale, une vente au cours de laquelle quelque 450 œuvres, des Bonnard, ­Vallotton, Vuillard, Renoir, ­Manet… ont été cédées ?

Parmi les 1 258 toiles découvertes il y a cinq ans dans la collection du fils d’Hildebrand Gurlitt, marchand d’art proche des milieux nazis, une étiquette collée au dos de Portrait de femme, une toile peinte par Jean-Louis Forain en 1881, atteste que celle-ci faisait partie d’une vente aux enchères du « cabinet d’un amateur parisien », qui avait eu lieu au Savoy Palace de Nice du 24 au 27 juin 1942. Une simple recherche permet d’identifier cet « amateur parisien » : il s’agit d’Armand Isaac Dorville (1875-1941), un avocat et homme politique, petit-fils de Léon Dorville, le président de l’œuvre philanthropique La Bienfaisance israélite.”
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Photo d’archive non datée de Rose Valland (1898-1980). Attachée de conservation des musées nationaux, elle travaillait au Jeu de Paume sous l’Occupation et a fait un travail d’inventaire qui a permis de restituer à leurs propriétaires un grand nombre d’œuvres d’art spoliées par les nazis. HO/AFP

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“If only the paintings could talk,”

Posted in Commissaire Expositions, Revue de Presse

A Paris exhibit of Nazi-looted art honors a Europe many fear is under threat again

Lire l’article du Washington Post, By James McAuley :

https://www.washingtonpost.com/world/europe/at-a-paris-exhibit-of-nazi-looted-art-fears-for-europe-run-high-again/2017/02/27/5617da28-f8f9-11e6-aa1e-5f735ee31334_story.html?utm_term=.8c0ccf17ef5f

“For Anne Sinclair, the prominent French journalist and granddaughter of the legendary Parisian art dealer Paul Rosenberg, the modernist masterpieces in her family’s collection contain multitudes of often dissonant stories. They represent major developments in 20th-century art: fauvism, expressionism, cubism. But they also testify to the darkness and brutality of the Holocaust.

After Adolf Hitler invaded France in 1940, the Nazis seized hundreds of thousands of works of art from Jewish collectors and dealers: The French government estimates around 100,000, but experts say the real figure is at least three times higher. Rosenberg, an early champion of Pablo Picasso, Henri Matisse and Georges Braque, was among the notable targets. Several of his most-prized pieces, including a 1918 Picasso portrait of the dealer’s wife and daughter, made their way into the hands of Hermann Göring, the high-ranking Nazi official and connoisseur of stolen art.”

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“For Emmanuelle Polack, a Paris-based art historian who also researched the two Matisse canvases, the project of restitution is both personal and collective. “When you give back a painting, you give back an identity, a family, a memory — but also a culture,” she said.”

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 Anne Sinclair stands among a newly hung art exhibition of her family’s collection at Musée Maillol in Paris on Monday. She is the granddaughter of the art dealer Paul Rosenberg. (Jahi Chikwendiu/The Washington Post)

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Interview d’Emmanuelle Polack par Virginie Bloch-Lainé

Posted in Revue de Presse

L’historienne a fait partie de l’équipe de recherches qui a travaillé sur l’origine des 1 285 œuvres (Monet, Picasso, Degas) trouvées chez Cornelius Gurlitt, fils d’un marchand d’art proche des nazis. Un électrochoc dans l’histoire des biens spoliés.

En 2012, à Munich, la collection d’environ 1 500 toiles de maîtres de Hildebrand Gurlitt est découverte par la police au domicile munichois de son fils, Cornelius Gurlitt. Cet ensemble est en majeure partie issu de spoliations. Cornelius Gurlitt meurt en 2014 à l’âge de 82 ans et son testament destine ces œuvres au musée des Beaux-Arts de Berne, qui décide de n’accepter que celles dont l’origine n’est pas douteuse. Une quinzaine d’historiens de différentes nationalités est alors réunie et chargée par l’Allemagne de vérifier les provenances des œuvres. Fin décembre, ils doivent remettre leur rapport. Parallèlement, une action en justice a été lancée par la cousine de Cornelius Gurlitt, Uta Werner. Elle conteste le testament et souhaite récupérer les œuvres. Si le jugement tranche en sa faveur, elle pourra décider de poursuivre les recherches sur l’origine des œuvres ou les arrêter. Emmanuelle Polack, chargée de mission à l’Institut national d’histoire de l’art (INHA) et spécialiste du marché de l’art français sous l’Occupation, fait partie de ce groupe d’historiens et chercheure de provenance.

Lire l’interview sous : http://www.liberation.fr/debats/2016/12/14/emmanuelle-polack-100-000-oeuvres-d-art-ont-ete-transferees-en-1940-de-la-france-vers-l-allemagne_1535281

Photo EP

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Cimaises du malaise sous l’Occupation

Posted in Commissaire Expositions

Une édifiante exposition parisienne détaille la vie artistique et la spoliation des galeristes juifs par le régime de Vichy.

Article sous http://next.liberation.fr/arts/2017/02/19/cimaises-du-malaise-sous-l-occupation_1549560 par Judicaël Lavrador

L’histoire de l’art ne se limite plus depuis quelques années à retracer la vie des artistes, ni à commenter les œuvres. Elle prend aussi pour objet les expositions et les lieux où elles sont tenues, les acteurs enfin (curateurs ou galeristes) qui les ont organisés. Ce sont ces à-côtés économiques, géographiques, politiques, voire mondains du monde de l’art, mais sous la période bien précise de l’Occupation, que met en lumière la galerie Frank Elbaz. Des archives épluchées par la chercheuse Emmanuelle Polack qui, ici, dans un accrochage dense mais précautionneux, se penche sur le destin tragique de galeristes juifs, victimes d’«aryanisation» – ce processus sordide et arbitraire par lequel le gouvernement de Vichy nommait à la place du propriétaire un administrateur tirant parti à sa guise de l’entreprise. Ce sera le sort d’Hedwige Zak qui, ayant pris les rênes de la galerie du même nom à la mort de son mari, dans les années 20, sera déportée à Auschwitz en 1943. L’administrateur continuera, lui, de faire des expositions sous le nom et dans les murs de la galerie Zak, au 16, rue de l’Abbaye (Paris VIe). Pour certains, dans l’art, marché florissant, tout va très bien madame la marquise et les vernissages de la galerie Charpentier présentant Van Dongen ou bien des toiles de maîtres («De Corot à nos jours», le 3 juillet 1942) sont du dernier chic.

Pendant ce temps, «à la demande du commissariat aux questions juives» – qui, au passage, s’est installé dans les murs de la galerie Rosenberg, au 21, rue de la Boétie (Paris VIIIe) -, l’Hôtel des ventes Drouot interdit «de manière absolue» aux Juifs l’entrée dans ses salles. L’affiche figure même en marge d’un article que le magazine grand public Toute la vie consacre à la salle des ventes en prenant pour guide un certain Jean Tissier, le 30 octobre 1942. Un portrait de cet acteur populaire, admirant une peinture de Cranach, fait la couverture. Sauf qu’en vrai, ainsi qu’en témoigne la photo originale chez Frank Elbaz, c’est un autre tableau qu’il admirait, pas moins bon, mais simplement pas du même auteur. Alors pourquoi publier Cranach, plutôt que l’autre ? Parce que c’était un des peintres favoris du Führer.

Judicaël Lavrador Des galeries d’art sous l’Occupation Galerie Frank Elbaz, 66, rue de Turenne, 75003. Jusqu’au 11 mars. Rens. : www.galeriefrankelbaz.com

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