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Emmanuelle Polack

Le marché de l’art sous l’Occupation 1940-1944 Exposition

Posted in A la une, Commissaire Expositions

Exposition jusqu’au dimanche 3 novembre 2019 au Mémorial de la Shoah, Paris

Cette exposition est l’aboutissement et la mise en forme scénographique de la longue enquête qu’Emmanuelle Polack a menée, avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, sur le marché de l’art pendant l’Occupation. Ses recherches ont donné lieu à la parution d’un livre aux éditions Tallandier. 

L’exposition commence par présenter une histoire du goût, ainsi que les principaux textes détaillant la spoliation des Juifs de France, que ce soit par des mesures allemandes ou celles de Vichy. Dépouillés de leurs biens, victimes d’une double législation de l’occupant nazi et de Vichy, les Juifs de France se voient exclus de tous les pans de la vie politique, sociale et économique, en préambule à leur élimination physique.

Sont présentées ensuite plusieurs galeries ayant défendu l’art moderne sous l’Occupation et qui deviennent victimes de l'”aryanisation” du monde de l’art : la galerie B. Weill, la galerie Pierre ou celle de Paul Rosenberg, ainsi que le parcours de René Gimpel, marchand d’art, de la place Vendôme au camp de Neuengamme (Allemagne). 

Tandis que les Juifs sont dépouillés de leurs biens, le marché de l’art devient florissant en France. L’exposition retrace le chaos inhérent à cette situation historique inédite, le long d’un parcours incluant des exemples concrets, des documents historiques inédits et de véritables œuvres d’art spoliées puis rendues à leurs propriétaires à l’issue de longs combats juridiques.

Exposition

Du mercredi 20 mars au dimanche 3 novembre 2019

Mémorial de la Shoah
17, rue Geoffroy-l’Asnier
75004 Paris

Entrée libre

Source : http://www.fondationshoah.org/memoire/le-marche-de-lart-sous-loccupation-1940-1944

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Le marché de l’art sous l’Occupation 1940-1944 de Emmanuelle Polack

Posted in A la une, Livres

Sous l’Occupation allemande, le marché de l’art a été florissant. Les marchandises affluent, certaines issues des spoliations des familles juives. Une semaine après l’entrée des troupes allemandes dans Paris commence la saisie des œuvres d’art leur appartenant.

Le gouvernement de Vichy oblige les galeristes juifs à céder leurs tableaux aux administrateurs provisoires, tandis que les autorités occupantes en confisquent une partie. Dès lors, l’hôtel des ventes de Drouot, qui a interdit « de manière absolue » son entrée aux Juifs, ne désemplit pas. Les ventes des objets d’art atteignent des prix records. Après une longue enquête en Europe et aux États-Unis, et grâce à des archives jusque-là inexploitées, Emmanuelle Polack dresse un tableau précis du marché de l’art sous l’Occupation. Sous sa plume se déploie une galerie impressionnante de protagonistes — marchands, commissaires-priseurs, antiquaires, experts, courtiers, acheteurs, conservateurs. Pour comprendre le rôle de chacun, on entre dans le lieu de leurs activités — appartements, galeries, salles de ventes aux enchères, palaces, banques. Une faune d’intermédiaires peu scrupuleux profite sans retenue de la confiscation des œuvres d’art. On découvre le destin tragique de galeristes juifs victimes de l’« aryanisation » du monde de l’art. Après la guerre, peu de sanctions seront prises. Aujourd’hui, de nombreuses oeuvres n’ont toujours pas été restituées à leurs propriétaires. Elles sont les témoins silencieux de l’Histoire. Un livre essentiel sur une page sombre de l’histoire française.

Livre paru aux Editions TALLANDIER
Date de publication : 21 février 2019
304 pages
ISBN :  9791021020894

L’auteur

Emmanuelle POLACK

Emmanuelle Polack, docteure en histoire de l’art, est spécialiste de l’art sous l’Occupation et des recherches de provenance des œuvres volées lors de la Seconde Guerre mondiale. Elle a été entre 2013 et 2017 experte internationale au sein de la Task Force Schwabinger Kunstfund et chercheuse associée à l’Institut national d’histoire de l’art. Elle a été en 2017 lauréate du prix Berthe Weill pour la recherche.

Source : https://www.tallandier.com/livre/le-marche-de-lart-sous-loccupation/#achatlivre

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Emmanuelle Polack invitée d’Affaires sensibles – France Inter

Posted in A la une, Revue de Presse

Emmanuelle Polack sur France Inter

Le 5 avril 2019 Emmanuelle Polack était l’invitée de l’émission de Fabrice Drouelle, Affaires sensibles sur France Inter consacrée à l’ « L’affaire Cornélius Gurlitt »

Extrait :

Une fiction écrite par par Renaud Meyer et réalisée par Baptiste Guiton. Sous le IIIe Reich, quand les nazis volaient des œuvres d’art appartenant à des collectionneurs juifs… Invitée Emmanuelle Polack commissaire scientifique de l’exposition « le Marché de l’Art sous l’Occupation » au Mémorial de la Shoah

Historienne et scénariste, Emmanuelle Polack est en charge des archives du musée des Monuments français au sein de la Cité de l’Architecture et du Patrimoine. Elle a assuré, en 2010, le commissariat de l’exposition “Rose Valland sur le front de l’art”, fruit de sa recherche sur le marché de l’art sous l’Occupation, ainsi que l’exposition “Paysans et artisans du Yiddishland, 1921-1938” au musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme en 2006.

“Par ordre du Commissariat général aux affaires juives : l’accès aux maisons de ventes aux enchères est strictement interdit aux Juifs” exposé au Mémorial de la Shoah à Paris © AFP / FRANCOIS GUILLOT
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Kunsthandel in Paris Drehscheibe für die Nazis

Posted in Revue de Presse

Die französische Regierung bewegt sich in Sachen der während der Nazi-Raubzüge konfiszierten Kunstwerke und Bücher.
Die rund einhunderttausend Kunstwerke und fünf bis zehn Millionen Bücher, welche die deutschen Besatzer jüdischen Sammlern oder Galeristen stahlen oder abpressten, wurden meist versteigert oder am Schwarzmarkt verkauft.
Am häufigsten in Richtung Deutschland oder Schweiz.
Rund 60 000 Objekte kamen 1944 nach Frankreich zurück. Davon restituierte man rund 45 000, sofern ihre Eigentümer oder deren Erben sie beanspruchten.
Wobei die ursprünglichen Eigentümer oder deren Nachfahren ihren
rechtlichen Anspruch beweisen mussten. Nach Verkäufen von weiteren 13 000 Objekten verwahren die französischen Museen und Bibliotheken seit
70 Jahren etwa 2 000 Werke, die nun in der Datenbank
„Base Rose Valland“ abrufbar sind.
Im April dieses Jahres setzte Frankreichs Kulturminister Franck Riester die „Nachforschungs- und Restitutionsmission für geraubtes Kulturgut von
1933 bis 1945“ ein. Ihr Leiter ist der Kunsthistoriker David Zivie.
Eigentlich ist es paradox, die genealogischen Nachforschungen erst jetzt zu betreiben. Der Widerstand gegen die Rückgabe der Raubkunst war jedoch jahrzehntelang europaweit enorm.
Der französische Staat lockerte seine Haltung im Jahr 1995, als der damalige Staatspräsident Jacques Chirac offiziell die Verantwortung des französischen Staats anerkannte.
Der Staat habe den „kriminellen Wahnsinn der Besatzer“ freiwillig unterstützt. Nach ersten Publikationen zu der Résistance- Kämpferin Rose Valland im Jahr 1961 dokumentierten die amerikanische Historikerin Lynn H. Nicholas
und der Journalist Hector Feliciano im Jahr 1995 die Raubzüge, Beschlagnahmungen und Zwangsverkäufe während der deutschen Besatzung in Frankreich.
Jetzt veröffentlicht die französische Historikerin Emmanuelle Polack eine vereinfachte Version ihrer Doktorarbeit unter dem Buchtitel „Der Kunstmarkt während der Besatzung. 1940 – 1944“. Polack
kuratiert auch die gleichnamige Ausstellung im Pariser Gedenkzentrum „Mémorial de la Shoah“, wo sie erstmals Originaldokumente aus verschiedenen
Archiven präsentiert. Signifikante geraubte
Objekte, Plakate von Versteigerungen, die
Ankündigung, dass Juden das Versteigerungshaus
Hôtel Drouot nicht mehr betreten durften, ergänzt
Polack durch Kojen mit Erinnerungen an drei vertriebene,
beraubte Pariser Galeristen: Pierre Loeb
von der Galerie Pierre, Paul Rosenberg und René
Gimpel, deren Nachfahren ihre Archive öffneten.
Polack konsultierte rund 3 000 Auktionskataloge.
Die dort notierten Preise, Namen der Verkäufer
und der Käufer zeichnen ein unerbittliches Protokoll
der Pariser Marktsituation.
Denn Paris war während der Besatzung weltweit
der erste Kunstmarktplatz. Ab 1940 dominierten
drei Auktionatoren: Etienne Ader, Alphonse Bellier
und Henri Baudouin versteigerten geraubte Sammlungen
jüdischer Herkunft komplett. Unterstützt
von den Expertenhändlern André Schoeller oder
Martin Fabiani, die auch direkt an die Besatzer
oder an deutsche und französische Zwischenhändler
verkauften. Der schwungvolle Handel betraf alle
Epochen von den Altmeistern bis zur Moderne.
Die Verwalter der enteigneten und „arisierten“
Galerien beteiligte sich an dem florierenden Markt.
Übrigens organisierte auch die 1941 gegründete Galerie
Charpentier, heute Pariser Sitz von Sotheby’s
in bester Lage gegenüber dem
Élysée-Palast, mehrere Versteigerungen.
Das zeigt etwa das
auf dem Buchumschlag von Polack
abgebildete Foto.
Pikanterweise wurde die 1944
fotografierte elegante Dame, die
als Privilegierte in der ersten
Reihe sitzt, auf dem für die Medien
bestimmten Foto entfernt.
„Aus rechtlichen Gründen“,
lässt das Mémorial de la Shoah
mitteilen. Umso eher wüsste
man gerne, wer die Dame war:
eventuell die Comtesse de la Béraudière,
die laut Forscherin Nicholas
nur Bargeld akzeptierte?
Oder die Hauptlieferantin Hitlers,
die Münchener Galeristin
Maria Almas-Dietrich, die ihm
80 in Paris erworbene Gemälde
verkaufte? Frau Dietrich erwarb
aber auch besonders viele Fälschungen.
E. Polack bemerkt:
„Am Kunstmarkt im Allgemeinen
und im Hôtel Drouot im Besonderen
machten damals Kopien von Originalen
Furore. Das Abstoßen von Nachahmungen an die
Deutschen wurde der beliebteste Sport habgieriger
Händler.“ Auch der in Paris Millionensummen umsetzende
Hildebrand Gurlitt, Vater von Cornelius
Gurlitt, dessen ererbte Sammlung 2012 beschlagnahmt
wurde, erwarb gefälschte Bilder.
Einhellig heben die Autoren Nicholas, Feliciano
und Polack den Eifer der rheinischen Museumskuratoren
hervor. Sie stockten ihre Bestände in Paris
ab 1940 kolossal auf. Dem Rheinischen Landesmuseum
und dem Provinzialdenkmalamt in Bonn,
den Städtischen Kunstsammlungen von Düsseldorf,
dem Folkwang Museum in Essen, dem Kaiser
Wilhelm Museum in Krefeld und dem Städtischen
Museum für Kunst und Gewerbe in Wuppertal-Elberfeld
fügt Polack noch die Städtische Galerie
Frankfurt am Main hinzu, die zum Beispiel Werke
aus der „arisierten“ Galerie Pierre ankaufte.
Die Doktorarbeit, das Buch von Emmanuelle Polack,
ihre Ausstellung im „Mémorial de la Shoah“
(bis 3.11.) sowie die Mission von David Zivie sind
positive Schritte. Denn bislang ist in Frankreich
nicht viel Grundlegendes zur Bewältigung der
Raubkunstproblematik passiert.
Emmanuelle Polack: „Le marché de l’art sous
l’Occupation. 1940 – 1944“, Verlag Tallandier,
Paris 2019. Zurzeit ist keine deutsche
Übersetzung geplant.

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Un métier : Chercheur de provenance

Posted in A la une, Histoire du Patrimoine

Tableaux spoliés : la quête d’une vie

Francine, Claire et Alain ne se connaissent pas et partagent pourtant la même quête : retrouver les tableaux volés à leurs familles pendant la Seconde Guerre mondiale. Leurs aïeux, parce qu’ils étaient juifs, se sont vu confisquer leurs collections d’art…

Certaines œuvres ont été vendues aux enchères par le régime de Vichy. Comment les retrouver aujourd’hui, près de quatre-vingts ans après les faits ? Et surtout, comment prouver qu’elles appartiennent légitimement à ces familles qui sont à leur recherche ?

Le magazine “13h15 le samedi”, présenté par Laurent Delahousse, est allé à la rencontre de ces descendants de familles spoliées par les nazis. Ils peuvent compter sur Emmanuelle Polack, spécialiste du pillage des collections d’œuvres d’art en France durant la Seconde Guerre mondiale. Son métier : chercheur de provenance.

Cette historienne de l’art traque partout dans le monde ces tableaux volés par le IIIe Reich et se bat pour qu’ils soient restitués à leurs propriétaires. Leslie Benzaquen, Henri Desaunay, Julien Goudichaud, Anne Cohen et Fabrice Fuzillier ont suivi pendant huit mois leur combat pour la justice et la vérité.

Visionnez le reportage diffusé sur France 2, le  samedi 7 avril à 13h15 :  https://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/13h15/13h15-du-samedi-7-avril-2018_2683382.html

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